En cette année 1879, la paroisse de Braine-l’Alleud possède donc son école catholique. Encore faut-il trouver les enseignants compétents capables de lui assurer le meilleur départ possible. C’est aux « FRERES NOTRE-DAME DE LA MISERICORDE » que cette importante responsabilité fut confiée. Fondée par Monseigneur Victor SCHEPPERS en 1839, cette congrégation religieuse s’était donnée pour objectif une bonne éducation et une solide formation intellectuelle destinées à préparer au mieux les jeunes Brainois à leur avenir.
La lecture d’un prospectus de l’école quand celle-ci
était dirigée par ces religieux nous donne une
idée de la conception de
l’enseignement qui animait ces frères.
Ce qu’on sait de l’époque
où ces religieux
dirigeaient l’école, c’est
encore les notes de Monsieur Emile VANHAM qui nous le
révèlent :
« Les frères furent
bien
accueillis à Braine-l’Alleud et leur vie de piété
et de dévouement édifiait la
paroisse. Des membres de la
communauté
qui présida à la fondation, on a surtout gardé le
souvenir du bon Frère
Théodore, homme d’un certain âge, qui devint par la suite
Assistant du
Supérieur Général. Celui du Frère Egide : celui-ci,
bien
des années plus tard est décédé à
l’archevêché de Malines où ses supérieurs
l’avaient envoyé à la demande de son Eminence le Cardinal
Mercier, en qualité
de Majordome, au sens étymologique de ce mot. Le Frère
Amand, cuisinier de la
communauté, très âgé lors
de son arrivée, succomba au bout de peu de temps et fut
inhumé parmi ses frères
à Alsemberg. Le premier soin des Frères fut de convertir
le salon d’habitation
en une jolie chapelle où le saint-sacrement était
conservé et où, par
conséquent, on célébrait la messe de temps en
temps. L’école conquit de suite
la confiance des parents et les élèves arrivèrent
nombreux, surtout à la
rentrée d’octobre. »
Mais
les archives
des Frères de Notre-Dame de la Miséricorde, conservées
et retrouvées à Rome,
nous fournissent quelques renseignements supplémentaires. Ainsi,
le Frère Amand
Ubags Jean-François était né à Klimmen
(Pays-Bas) le 19 janvier 1815. Il mourut
à Braine-l’Alleud le 4 juin 1884.
Aux frères nommés
dans les notes de Monsieur
Vanham, il
faut ajouter Frère Cyrille Crivellati, né à Rome
le 7 février 1854.
Les frères formaient donc une communauté de quatre
membres chargés de la responsabilité des
élèves déjà nombreux puisqu’en
novembre 1879, on en comptait 147 à fréquenter
l’école.
Les archives de Rome nous révèlent encore que deux
Brainois s’engagèrent dans la communauté des
frères de Notre-Dame à cette
époque. Il s’agit du Frère Ephrem (Ernest De Hennault)
né à Braine-l’Alleud le
13 juin 1867. Il entra dans la communauté le 19 novembre 1883,
prit l’habit le
24 avril 1884 et décéda à Malines le 6 mars 1918. Son frère, Jean-Baptiste
De Hennault, né à Braine-l’Alleud le 7 juin 1870,
entra dans la communauté le 5 février 1887. Il prit
l’habit et le nom de Frère
Anatole le 24 avril 1887. Il mourut à Alsemberg le 10 juillet
1946.
Le texte de Monsieur Vanham nous
parle aussi de la
générosité des Brainois bien décidés
à soutenir la nouvelle école
Saint-Jacques :
« Depuis la fondation
jusqu’à
nos jours, la
générosité des catholiques brainois ne s’est
jamais démentie et a toujours
permis au comité de remplir ses obligations. Outre les dons
recueillis par le
comité, des dizainiers et des dizainières
récoltaient mensuellement à domicile
les menues offrandes de la population. »
Pour des raisons mal
précisées, les Frères
de Notre-Dame
de la Miséricorde se retirèrent de l’école le 20
août 1887 au grand émoi du
comité scolaire qui avait été très
satisfait de l’excellent travail de
lancement que réalisèrent ces religieux.
Monsieur Vanham écrit
encore :
« Les frères
étaient
heureux à Braine et les Brainois étaient satisfaits des
frères, mais par suite de
l’intransigeance de leur supérieur général, les
frères durent se retirer, à
leur grand chagrin. Le supérieur mourut deux mois plus
tard. »
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Frère Théodore Pirotte Frère Amand Ubags
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Frère Cyrille Crivellati
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ECOLE SAINT-JACQUES, PREMIERE
DISTRIBUTION DES PRIX
Grâce aux archives des Frères de Notre-Dame de la
Miséricorde, retrouvées à Rome, il a
été possible d’obtenir des extraits de
deux journaux locaux retraçant la première
distribution des prix à la
nouvelle école Saint-Jacques de la rue du Château.
1.« Echo du Hain »
n°35 du dimanche 31 août
1879
« La
première
distribution des
prix a eu lieu le 23
août dernier en présence d’une assemblée nombreuse
comme suit :
quatre-vingts élèves, une bonne partie de leurs parents,
tous les principaux
catholiques de la commune. Monsieur le curé-doyen y a
prononcé un petit
discours analogue à la circonstance…(suit un
résumé du discours) »
2. « Echo du Hain »
n°36 du dimanche 7
septembre 1879
« Nous
avons donné dans notre
dernier numéro une
analyse du petit discours prononcé par Monsieur Hoofs,
curé doyen de
Braine-l’Alleud, à l’occasion de la distribution des prix aux
élèves de
l’institut Saint-Jacques. Quelques-uns de nos abonnés nous ont
exprimé le désir
de voir le discours tout entier publié dans
l’ « Echo du Hain ».
Nous ne trouvons aucun inconvénient à la publication de
ce discours. »
« Messieurs,
En paraissant devant cette assemblée, ma
première parole
doit être une parole de reconnaissance au nom de toute la
paroisse de
Braine-l’Alleud à l’adresse de l’honorable famille Vanham. C’est
à sa
générosité que nous devons ce magnifique local
destiné à l’enseignement
catholique. Une parole de reconnaissance à toutes les personnes
charitables qui
ont contribué par leurs largesses et qui contribueront encore
par des
souscriptions annuelles à l’organisation partielle de cet
enseignement. Nous
leur en serons éternellement reconnaissants, et nous laissons au
Tout-puissant
le soin de les en récompenser. Leur mérite sera grand
devant Dieu en présence
des efforts inouïs que les ennemis de la religion font partout
pour organiser
perfidement au nom du gouvernement et d’une loi inique la
déchristianisation de
la jeunesse. Je vois avec le plus sensible plaisir que vous êtes
venus si
nombreux assister à cette belle cérémonie de la
distribution des prix et donner
ainsi une belle marque de sympathie à cette école
récemment ouverte sous la
sage direction des frères de N-D de la Miséricorde.
Chers
parents,
En confiant vos enfants, c’est
à dire
tout ce que vous
avez de plus précieux au monde, à des maîtres aussi
instruits que pieux, vous
avez prouvé que vous comprenez la haute importance d’une
instruction solide unie à une bonne
éducation ayant
l’une et l’autre la religion pour base. Ce n’est pas tout d’apprendre
aux
enfants la lecture, l’écriture, le calcul, un peu d’histoire et
de géographie,
tout cela est bon en soi, ou plutôt indifférent, car on
peut en faire un bon ou
un mauvais usage. Tel jeune homme, s’il n’avait pas su lire, serait
resté brave
et honnête, mais parce qu’il savait lire, il s’est adonné
à la lecture des
mauvais livres et des mauvais journaux.
Il s’est corrompu et il est devenu la honte de sa famille et
l’opprobre
de la paroisse. Pour que la science ne
produise pas cet effet, il faut qu’elle s’appuie sur la religion. C’est
la
religion seule qui peut la préserver de la corruption et
l’empêcher de devenir
funeste au jeune homme qui la possède. Pour obtenir cet heureux
résultat, il ne
suffit pas de dire une petite prière avant et après la
classe, (cela est très
utile et nécessaire même pour obtenir de Dieu les
grâces dont les enfants ont
besoin, aussi bien que les adultes et les hommes faits, et pour les
habituer
dès leur tendre jeunesse à cette sainte et salutaire
pratique) il ne suffit pas
non plus de leur apprendre matériellement pendant une demi-heure
ou une heure
par jour quelques réponses du catéchisme, il faut surtout
que l’atmosphère de
l’école soit religieuse, c’est à dire que tout dans
l’école contribue à former
le cœur et l’esprit des enfants, que toutes les branches de
l’enseignement
aient un cachet religieux et que toutes les sciences tendent à
faire mieux
connaître les vérités de la religion et
l’excellence des vertus chrétiennes,
afin que les maîtres par leurs paroles et leur bon exemple
apprennent à leurs
élèves à pratiquer ces vertus. Or c’est l’affaire
de toutes les heures et de
tous les instants du jour. Mais pour remplir avec fruit ces hautes
fonctions,
il faut des hommes dévoués et intelligents, des hommes de
cœur qui ne
s’épargnent aucune peine, qui sacrifient tout leur temps et tous
leurs talents
à la grande œuvre de l’éducation chrétienne de
l’enfance dont ils sont chargés
au nom des parents. Ces hommes nous les possédons, ils sont au
milieu de nous
nous les avons vus à l’œuvre et nous sommes à même
de les apprécier. Les
quatre-vingts enfants dont ils ont commencé depuis trois mois
l’instruction et
l’éducation peuvent déjà témoigner de
…. »
(le reste de l’article manque)
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Les premiers élèves de l’école - 1880
René
Berger – Adolphe Orens –
Francis Henne – Achille Joniaux – Joseph Corbisier – Maurice Delval –
Edouard
Delval – Adrien Wilputte – Félicien Scoupe – Jules Sevrin et son
frère –
Camille Berger – Jules Joniaux – Gustave Vanham qui, après le
transfert de
l’école de la rue du Château à la rue de
l’Estrée(devenue rue Pierre Flamand)
en restera officiellement propriétaire jusqu’en 1922.
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Avant
1900
Groupe d’enfants à l’école
gardienne de la rue du Château que fréquentèrent de
nombreux petits Brainois
avant d’entrer à l’école primaire Saint-Jacques.
Figurent, entre autres, sur cette
photo : Paul Veny – Hector Fleuvy – Jean
Allard – Léon Weets
Qui allait
à présent, en
cette fin
du 19° siècle, prendre en charge la destinée de
l’école ?
Le
comité scolaire dut se
résigner
à engager des instituteurs laïcs. Tâche ingrate, car
les conditions
d’engagement étaient nettement plus attrayantes dans
l’enseignement de l’Etat
et les instituteurs engagés ne restaient pas longtemps chez
nous. On retiendra
cependant le nom des trois premiers instituteurs laïcs qui
enseignèrent à
l’institut Saint-Jacques :
Monsieur BAUDRY – Monsieur GELIN –
et le plus jeune des trois : Monsieur
Jules JOLY
De tous les instituteurs laïcs de cette première
période
de l’histoire de l’école, c’est lui qui y enseigna le plus
longtemps. La
réputation de
Monsieur Jules Joly
s’affirma d’année en année. Il fut finalement
désigné comme instituteur en chef
de l’école. Ce qu’il fit pour asseoir définitivement la
renommée de
l’école fut remarquable et l’on comprend la peine du
comité scolaire
lorsque Monsieur Jules Joly demanda à terminer sa
carrière dans l’enseignement
de l’Etat, faculté qu’on ne put lui refuser après tant
d’années fécondes
passées au service de l’école. C’est aux enfants du
Chenois qu’il consacra les
dernières années de sa vie professionnelle. Lorsqu’en
1920, il se trouvait en
pèlerinage à Lourdes, le destin était au
rendez-vous. C’est là que s’éteignit
l’un des pionniers de notre école, sans savoir que son fils,
Monsieur Eugène
Joly, serait à son tour un tout grand professeur puis directeur
de l’institut
Saint-Jacques.
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ci-dessous en 1895 avec Monsieur Jules Joly
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Depuis la fondation, l’école est située dur du
Château.
Mais vers la fin du 19°siècle, les anciens bâtiments
industriels sont devenus
vraiment trop vétustes. Il fut donc décidé de les
vendre pour acheter le
terrain actuel sur lequel fut construit un imposant bâtiment avec
salle et
habitation de concierge. A ce jour, aucun document officiel de ces
opérations
n’a été retrouvé et la date exacte du transfert de
l’école de la rue du Château
à la rue de l’Estrée (aujourd’hui rue Pierre Flamand)
n’est pas connue.
Monsieur Gustave Vanham restera officiellement le propriétaire
du terrain et
des bâtiments jusqu’en 1922. En
effet,
en 1921 fut promulguée la
loi
relative
aux ASBL des œuvres paroissiales. L’année suivante, le 21
août 1922, Monsieur
Gustave Vanham pouvait transférer tous les biens relatifs
à l’école dont il
était propriétaire à l’ASBL des œuvres
paroissiales du Doyenné de
Braine-l’Alleud.
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Peu après 1900, face à la mouvance du personnel enseignant laïc de l’école, le comité scolaire est à la recherche d’une congrégation d’enseignants religieux susceptible de prendre en charge l’avenir de l’école.
Le contact est établi entre le comité scolaire et les FRERES MARISTES , précisément à l’époque où les congrégations religieuses d’enseignants étaient violemment combattues en France sous l’impulsion de Monsieur COMBES, politicien français, héraut virulent de l’anticléricalisme total.
Finalement, le comité scolaire et les Frères
maristes
s’entendent quant à la gestion de l’école et la
première convention valable
10 ans et renouvelable par reconduction tacite est signée par le
Frère
supérieur général des Maristes et Monsieur le
Doyen KETELBANT le 23 avril 1903.
C’était l’aurore d’une nouvelle période longue d’un demi-siècle, immensément enrichissante pour l’école et pour les élèves qui la fréquentèrent durant cette première moitié du 20°siècle.
Acte par lequel Monsieur Gustave Vanham a cédé
à l’ASBL
des œuvres paroissiales du Doyenné de Braine-l’Alleud les
bâtiments et terrains
de l’école, le 21 août 1922
« L’an
mil neuf cent vingt deux, le vingt-et-un
août
Devant
Maître André Gillis, docteur en droit,
notaire à la résidence de Braine-l’Alleud
A
comparu :
Monsieur
Gustave (Gustave-Léopold-Martin-Ghislain) VANHAM, industriel,
né à
Braine-l’Alleud le onze novembre mil huit cent septante trois,demeurant
en
cette commune ;
Lequel
comparant en exécution de l’article 53 de
la
loi du vingt sept juin mil neuf cent vingt un, a déclaré
transférer à
l’association sans but lucratif portant la dénomination
de : « association des œuvres paroissiales du
Doyenné de
Braine-l’Alleud » constituée aux termes d’acte
passé devant maître André
Gillis soussigné le trente un mai mil neuf cent vingt deux,
ayant son siège à
Braine-l’Alleud, et dont les statuts ont été
publiées aux annexes du Moniteur
belge du dix neuf juillet mil neuf cent vingt deux sous le
numéro 355 pour
laquelle association accepte, en conformité de la
délégation lui donnée sous le
chapitre VIII des statuts, l’Administrateur
délégué, Monsieur le Révérend
Frédéric GLIBERT, doyen du district de Braine-l’Alleud,
curé de la paroisse
Saint Etienne, demeurant en cette commune, ici présent ;
Un
immeuble comprenant maison d’habitation, patronage, écoles,
préaux,bâtiment
rural, cour, jardin et chemin particulier aboutissant à la rue
de l’Estrée,
l’ensemble sis au lieu-dit : Sainte Rolande sous Braine-l’Alleud,
d’une
superficie de quarante huit ares septante centiares,section I
numéros 430 1,
430 n, 430 b2, 430 c2 et 430 d2
Tel
qu’il
appartient à Monsieur Gustave VANHAM pour lui avoir
été rétribué en un acte de
partage reçu par le notaire André GILLIS soussigné
le onze juin mil neuf cent
onze, transcrit au bureau des hypothèques à Nivelles le
vingt du même mois
volume 3019 numéro 30, partage ayant pour objet certains biens
dépendant de la
succession de Madame Clémence Carlier veuve de Monsieur Justin
VANHAM, en sa
vie industriel à Braine-l’Alleud, y décédée
Il
est
toutefois fait remarquer ici que l’acte reçu par le notaire
soussigné le dix
neuf juillet mil neuf cent vingt deux portant vente d’un terrain
contigu au
profit de M.Georges Waterschoot et de son épouse, Madame Zulma
Pigeolet,
stipule :
1.que
les eaux pluviales tombant sur le bien
ci-dessus désigné s’écoulent sur le bien vendu aux
époux WATERSCHOOT-PIGEOLET
et que ces derniers devront les recevoir.
2.que
les acquéreurs ou leurs représentants auront
le droit de passage, avec ou sans véhicule, dans la partie large
de l’avenue
conduisant à la rue de l’Estrée, soit sur ne longueur de
vingt quatre mètres à
partir de la dite rue actuelle.
Le
transfert qui précède est consenti gratuitement aux
charges et conditions
suivantes :
1.Le
bien est abandonné en l’état où il est
trouvé
avec les servitudes actives et passives de toutes espèces y
afférentes, sans
garantie de la superficie indiquée, dont le plus ou le moins
sera au profit ou
à la perte de la dite association
2.Il
est garanti libre de toutes charges
hypothécaires
3.L’association
en aura la jouissance à compter du
présent jour
4.Elle
devra continuer tout contrat d’assurance en
cours contre l’incendie
5.Elle
devra laisser le bien transféré affecté au
but de l’association, déterminé sous l’article 3 des
statuts
6.A fin
d’exécution, domicile est Iélu au secrétariat
communal de Braine-l’Alleud
Le
notaire soussigné, d’après les registres d’état
civil, certifie tels qu’ils
sont ci-dessus mentionnés, les nom,prénom,lieu et date de
naissance du
comparant ;
Dont
acte :
Passé
à Braine-l’Alleud, en l’étude ; en
présence de Messieurs André Piret et Emile Jacqmin,
demeurant tous les deux en
cette commune, témoins
Lecture
faite le comparant, l’acceptant, les témoins
et le notaire ont signé.
G.VANHAM
J.GLIBERT JACQMIN André PIRET
A.GILLIS
Enregistré
à Nivelles le vingt cinq août 1922,
Vol475 f :o 58 e :c7 un rôle en
renvoi
Le receveur
Servais »
PREMIERE CONVENTION ENTRE LES FRERES MARISTES
ET MONSIEUR
LE DOYEN KETELBANT DU 15 AVRIL 1903
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Lettre de
Monsieur le Doyen
KETELBANT jointe aux contrats du 15 avril 1903, envoyés au
Supérieur des Frères
Maristes
Comme vous le savez d’ailleurs
bien vous-même, la
première impression est redoutable, parce que c’est
celle-là qui reste
d’ordinaire ; en outre, l’apparition des Frères dans ces
moments de
persécution intense en France, va attirer
énormément l’attention sur notre
école et éveiller les suspicions et les calomnies, en
excitant les mauvaises
langues.
Que Dieu nous bénisse tous
ensemble, vous et moi et
féconde nos efforts.
Je ne doute pas que vos
Frères soient heureux chez
nous ; la population étant très respectueuse des
prêtres et des religieux
et conservent des anciens Frères qui ont enseigné ici
pendant quelques années,
le meilleur souvenir.
Agréez, mon
Révérend Frère,
l’assurance de mes
sentiments les plus dévoués.
KETELBANT
Curé-doyen
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Une
classe de 1906 avec, entre autres : Victor Schooyans –
André Vanham –
Gaston Demaret
Stanislas
Clément – Georges Glibert qui tient l’ardoise