CHAPITRE 2 : PREMIERE PERIODE   1879-1903

          En cette année 1879, la paroisse de Braine-l’Alleud possède donc son école catholique. Encore faut-il trouver les enseignants compétents capables de lui assurer le meilleur départ possible. C’est aux « FRERES NOTRE-DAME DE LA MISERICORDE » que cette importante responsabilité fut confiée.  Fondée par Monseigneur Victor SCHEPPERS en 1839, cette congrégation religieuse s’était donnée pour objectif une bonne éducation et une solide formation intellectuelle destinées à préparer au mieux les jeunes Brainois à leur avenir.

          La lecture d’un prospectus de l’école quand celle-ci était dirigée par ces religieux nous donne une idée de la conception de l’enseignement qui animait ces frères.  Ce qu’on sait de l’époque où ces religieux dirigeaient l’école, c’est encore les notes de Monsieur Emile VANHAM qui nous le révèlent :

« Les frères furent bien accueillis à Braine-l’Alleud et leur vie de piété et de dévouement édifiait la paroisse.  Des membres de la communauté qui présida à la fondation, on a surtout gardé le souvenir du bon Frère Théodore, homme d’un certain âge, qui devint par la suite Assistant du Supérieur  Général.  Celui du Frère Egide : celui-ci, bien des années plus tard est décédé à l’archevêché de Malines où ses supérieurs l’avaient envoyé à la demande de son Eminence le Cardinal Mercier, en qualité de Majordome, au sens étymologique de ce mot. Le Frère Amand, cuisinier de la communauté, très âgé lors de son arrivée, succomba au bout de peu de temps et fut inhumé parmi ses frères à Alsemberg. Le premier soin des Frères fut de convertir le salon d’habitation en une jolie chapelle où le saint-sacrement était conservé et où, par conséquent, on célébrait la messe de temps en temps. L’école conquit de suite la confiance des parents et les élèves arrivèrent nombreux, surtout à la rentrée d’octobre. »

           Mais les archives des Frères de Notre-Dame de la Miséricorde, conservées et retrouvées à Rome, nous fournissent quelques renseignements supplémentaires. Ainsi, le Frère Amand Ubags Jean-François était né à Klimmen (Pays-Bas) le 19 janvier 1815. Il mourut à Braine-l’Alleud le 4 juin 1884.

          Aux frères nommés dans les notes de Monsieur Vanham, il faut ajouter Frère Cyrille Crivellati, né à Rome le 7 février 1854.

          Les frères formaient donc une communauté de quatre membres chargés de la responsabilité des élèves déjà nombreux puisqu’en novembre 1879, on en comptait 147 à fréquenter l’école.

          Les archives de Rome nous révèlent encore que deux Brainois s’engagèrent dans la communauté des frères de Notre-Dame à cette époque. Il s’agit du Frère Ephrem (Ernest De Hennault) né à Braine-l’Alleud le 13 juin 1867. Il entra dans la communauté le 19 novembre 1883, prit l’habit le 24 avril 1884 et décéda à Malines le 6 mars 1918.  Son frère, Jean-Baptiste De Hennault, né à Braine-l’Alleud le 7 juin 1870, entra dans la communauté le 5 février 1887. Il prit l’habit et le nom de Frère Anatole le 24 avril 1887. Il mourut à Alsemberg le 10 juillet 1946.

          Le texte de Monsieur Vanham nous parle aussi de la générosité des Brainois bien décidés à soutenir la nouvelle école Saint-Jacques :

        « Depuis la fondation jusqu’à nos jours, la générosité des catholiques brainois ne s’est jamais démentie et a toujours permis au comité de remplir ses obligations. Outre les dons recueillis par le comité, des dizainiers et des dizainières récoltaient mensuellement à domicile les menues offrandes de la population. »

          Pour des raisons mal précisées, les Frères de Notre-Dame de la Miséricorde se retirèrent de l’école le 20 août 1887 au grand émoi du comité scolaire qui avait été très satisfait de l’excellent travail de lancement que réalisèrent ces religieux.

          Monsieur Vanham écrit encore :

« Les frères étaient heureux à Braine et les Brainois étaient satisfaits des frères, mais par suite de l’intransigeance de leur supérieur général, les frères durent se retirer, à leur grand chagrin. Le supérieur mourut deux mois plus tard. »

 

                                                               Frère Théodore Pirotte                                       Frère Amand Ubags

                                                                                                  Frère Cyrille Crivellati

                                                           ECOLE SAINT-JACQUES, PREMIERE DISTRIBUTION DES PRIX

          Grâce aux archives des Frères de Notre-Dame de la Miséricorde, retrouvées à Rome, il a été possible d’obtenir des extraits de deux journaux locaux retraçant la première distribution des prix à la nouvelle école Saint-Jacques de la rue du Château.

1.« Echo du Hain » n°35 du dimanche 31 août 1879

« La première distribution des prix a eu lieu le 23 août dernier en présence d’une assemblée nombreuse comme suit : quatre-vingts élèves, une bonne partie de leurs parents, tous les principaux catholiques de la commune. Monsieur le curé-doyen y a prononcé un petit discours analogue à la circonstance…(suit un résumé du discours) »

2. « Echo du Hain » n°36 du dimanche 7 septembre 1879

« Nous avons donné dans notre dernier numéro une analyse du petit discours prononcé par Monsieur Hoofs, curé doyen de Braine-l’Alleud, à l’occasion de la distribution des prix aux élèves de l’institut Saint-Jacques. Quelques-uns de nos abonnés nous ont exprimé le désir de voir le discours tout entier publié dans l’ « Echo du Hain ». Nous ne trouvons aucun inconvénient à la publication de ce discours. »

« Messieurs,
En paraissant devant cette assemblée, ma première parole doit être une parole de reconnaissance au nom de toute la paroisse de Braine-l’Alleud à l’adresse de l’honorable famille Vanham. C’est à sa générosité que nous devons ce magnifique local destiné à l’enseignement catholique. Une parole de reconnaissance à toutes les personnes charitables qui ont contribué par leurs largesses et qui contribueront encore par des souscriptions annuelles à l’organisation partielle de cet enseignement. Nous leur en serons éternellement reconnaissants, et nous laissons au Tout-puissant le soin de les en récompenser. Leur mérite sera grand devant Dieu en présence des efforts inouïs que les ennemis de la religion font partout pour organiser perfidement au nom du gouvernement et d’une loi inique la déchristianisation de la jeunesse. Je vois avec le plus sensible plaisir que vous êtes venus si nombreux assister à cette belle cérémonie de la distribution des prix et donner ainsi une belle marque de sympathie à cette école récemment ouverte sous la sage direction des frères de N-D de la Miséricorde.

Chers parents,
En confiant vos enfants, c’est à dire tout ce que vous avez de plus précieux au monde, à des maîtres aussi instruits que pieux, vous avez prouvé que vous comprenez la haute importance d’une instruction  solide unie à une bonne éducation ayant l’une et l’autre la religion pour base. Ce n’est pas tout d’apprendre aux enfants la lecture, l’écriture, le calcul, un peu d’histoire et de géographie, tout cela est bon en soi, ou plutôt indifférent, car on peut en faire un bon ou un mauvais usage. Tel jeune homme, s’il n’avait pas su lire, serait resté brave et honnête, mais parce qu’il savait lire, il s’est adonné à la lecture des mauvais livres et des mauvais journaux.  Il s’est corrompu et il est devenu la honte de sa famille et l’opprobre de la paroisse.  Pour que la science ne produise pas cet effet, il faut qu’elle s’appuie sur la religion. C’est la religion seule qui peut la préserver de la corruption et l’empêcher de devenir funeste au jeune homme qui la possède. Pour obtenir cet heureux résultat, il ne suffit pas de dire une petite prière avant et après la classe, (cela est très utile et nécessaire même pour obtenir de Dieu les grâces dont les enfants ont besoin, aussi bien que les adultes et les hommes faits, et pour les habituer dès leur tendre jeunesse à cette sainte et salutaire pratique) il ne suffit pas non plus de leur apprendre matériellement pendant une demi-heure ou une heure par jour quelques réponses du catéchisme, il faut surtout que l’atmosphère de l’école soit religieuse, c’est à dire que tout dans l’école contribue à former le cœur et l’esprit des enfants, que toutes les branches de l’enseignement aient un cachet religieux et que toutes les sciences tendent à faire mieux connaître les vérités de la religion et l’excellence des vertus chrétiennes, afin que les maîtres par leurs paroles et leur bon exemple apprennent à leurs élèves à pratiquer ces vertus. Or c’est l’affaire de toutes les heures et de tous les instants du jour. Mais pour remplir avec fruit ces hautes fonctions, il faut des hommes dévoués et intelligents, des hommes de cœur qui ne s’épargnent aucune peine, qui sacrifient tout leur temps et tous leurs talents à la grande œuvre de l’éducation chrétienne de l’enfance dont ils sont chargés au nom des parents. Ces hommes nous les possédons, ils sont au milieu de nous nous les avons vus à l’œuvre et nous sommes à même de les apprécier. Les quatre-vingts enfants dont ils ont commencé depuis trois mois l’instruction et l’éducation peuvent déjà témoigner de …. » (le reste de l’article manque)
     

                                                                              Les premiers élèves de l’école  -  1880

René Berger – Adolphe Orens – Francis Henne – Achille Joniaux – Joseph Corbisier – Maurice Delval – Edouard Delval – Adrien Wilputte – Félicien Scoupe – Jules Sevrin et son frère – Camille Berger – Jules Joniaux – Gustave Vanham qui, après le transfert de l’école de la rue du Château à la rue de l’Estrée(devenue rue Pierre Flamand) en restera officiellement propriétaire jusqu’en 1922.
 

                                                                                                       Avant 1900
Groupe d’enfants à l’école gardienne de la rue du Château que fréquentèrent de nombreux petits Brainois avant d’entrer à l’école primaire Saint-Jacques.
                                            Figurent, entre autres, sur cette photo : Paul Veny – Hector Fleuvy – Jean Allard – Léon Weets      

Qui allait à présent, en cette fin du 19° siècle, prendre en charge la destinée de l’école ?

Le comité scolaire dut se résigner à engager des instituteurs laïcs. Tâche ingrate, car les conditions d’engagement étaient nettement plus attrayantes dans l’enseignement de l’Etat et les instituteurs engagés ne restaient pas longtemps chez nous. On retiendra cependant le nom des trois premiers instituteurs laïcs qui enseignèrent à l’institut Saint-Jacques :

Monsieur BAUDRY – Monsieur GELIN – et le plus jeune des trois : Monsieur Jules JOLY

          De tous les instituteurs laïcs de cette première période de l’histoire de l’école, c’est lui qui y enseigna le plus longtemps.  La réputation de Monsieur Jules Joly s’affirma d’année en année. Il fut finalement désigné comme instituteur en chef de l’école. Ce qu’il fit pour asseoir définitivement la renommée de l’école fut remarquable et l’on comprend la peine du comité scolaire lorsque Monsieur Jules Joly demanda à terminer sa carrière dans l’enseignement de l’Etat, faculté qu’on ne put lui refuser après tant d’années fécondes passées au service de l’école. C’est aux enfants du Chenois qu’il consacra les dernières années de sa vie professionnelle. Lorsqu’en 1920, il se trouvait en pèlerinage à Lourdes, le destin était au rendez-vous. C’est là que s’éteignit l’un des pionniers de notre école, sans savoir que son fils, Monsieur Eugène Joly, serait à son tour un tout grand professeur puis directeur de l’institut Saint-Jacques.
         

                                                                                                    Monsieur Jules Joly
   
                         A l’école de la rue du Château – en haut en 1890 – en bas en 1898

                                                                             ci-dessous en 1895 avec Monsieur Jules Joly


          Depuis la fondation, l’école est située dur du Château. Mais vers la fin du 19°siècle, les anciens bâtiments industriels sont devenus vraiment trop vétustes. Il fut donc décidé de les vendre pour acheter le terrain actuel sur lequel fut construit un imposant bâtiment avec salle et habitation de concierge. A ce jour, aucun document officiel de ces opérations n’a été retrouvé et la date exacte du transfert de l’école de la rue du Château à la rue de l’Estrée (aujourd’hui rue Pierre Flamand) n’est pas connue. Monsieur Gustave Vanham restera officiellement le propriétaire du terrain et des bâtiments jusqu’en 1922.  En effet, en 1921 fut promulguée  la loi relative aux ASBL des œuvres paroissiales. L’année suivante, le 21 août 1922, Monsieur Gustave Vanham pouvait transférer tous les biens relatifs à l’école dont il était propriétaire à l’ASBL des œuvres paroissiales du Doyenné de Braine-l’Alleud.
 

                                                Aspect du bâtiment de la nouvelle école St-Jacques jusqu’en 1937, quand la cour fut dallée 

          Peu après 1900, face à la mouvance du personnel enseignant laïc de l’école, le comité scolaire est à la recherche d’une congrégation d’enseignants religieux susceptible de prendre en charge l’avenir de l’école.

          Le contact est établi entre le comité scolaire et les FRERES MARISTES , précisément à l’époque où les congrégations religieuses d’enseignants étaient violemment combattues en France sous l’impulsion de Monsieur COMBES, politicien français, héraut virulent de l’anticléricalisme total.

          Finalement, le comité scolaire et les Frères maristes s’entendent quant à la gestion de l’école et la première convention valable 10 ans et renouvelable par reconduction tacite est signée par le Frère supérieur général des Maristes et Monsieur le Doyen KETELBANT le 23 avril 1903.

          C’était l’aurore d’une nouvelle période longue d’un demi-siècle, immensément enrichissante pour l’école et pour les élèves qui la fréquentèrent durant cette première moitié du 20°siècle.

          Acte par lequel Monsieur Gustave Vanham a cédé à l’ASBL des œuvres paroissiales du Doyenné de Braine-l’Alleud les bâtiments et terrains de l’école, le 21 août 1922 

« L’an mil neuf cent vingt deux, le vingt-et-un août

Devant Maître André Gillis, docteur en droit, notaire à la résidence de Braine-l’Alleud

          A comparu :
Monsieur Gustave (Gustave-Léopold-Martin-Ghislain) VANHAM, industriel, né à Braine-l’Alleud le onze novembre mil huit cent septante trois,demeurant en cette commune ;

Lequel comparant en exécution de l’article 53 de la loi du vingt sept juin mil neuf cent vingt un, a déclaré transférer à l’association sans but lucratif portant la dénomination de : « association des œuvres paroissiales du Doyenné de Braine-l’Alleud » constituée aux termes d’acte passé devant maître André Gillis soussigné le trente un mai mil neuf cent vingt deux, ayant son siège à Braine-l’Alleud, et dont les statuts ont été publiées aux annexes du Moniteur belge du dix neuf juillet mil neuf cent vingt deux sous le numéro 355 pour laquelle association accepte, en conformité de la délégation lui donnée sous le chapitre VIII des statuts, l’Administrateur délégué, Monsieur le Révérend Frédéric GLIBERT, doyen du district de Braine-l’Alleud, curé de la paroisse Saint Etienne, demeurant en cette commune, ici présent ;

   Un immeuble comprenant maison d’habitation, patronage, écoles, préaux,bâtiment rural, cour, jardin et chemin particulier aboutissant à la rue de l’Estrée, l’ensemble sis au lieu-dit : Sainte Rolande sous Braine-l’Alleud, d’une superficie de quarante huit ares septante centiares,section I numéros 430 1, 430 n, 430 b2, 430 c2 et 430 d2

   Tel qu’il appartient à Monsieur Gustave VANHAM pour lui avoir été rétribué en un acte de partage reçu par le notaire André GILLIS soussigné le onze juin mil neuf cent onze, transcrit au bureau des hypothèques à Nivelles le vingt du même mois volume 3019 numéro 30, partage ayant pour objet certains biens dépendant de la succession de Madame Clémence Carlier veuve de Monsieur Justin VANHAM, en sa vie industriel à Braine-l’Alleud, y décédée

   Il est toutefois fait remarquer ici que l’acte reçu par le notaire soussigné le dix neuf juillet mil neuf cent vingt deux portant vente d’un terrain contigu au profit de M.Georges Waterschoot et de son épouse, Madame Zulma Pigeolet, stipule :

1.que les eaux pluviales tombant sur le bien ci-dessus désigné s’écoulent sur le bien vendu aux époux WATERSCHOOT-PIGEOLET et que ces derniers devront les recevoir.
2.que les acquéreurs ou leurs représentants auront le droit de passage, avec ou sans véhicule, dans la partie large de l’avenue conduisant à la rue de l’Estrée, soit sur ne longueur de vingt quatre mètres à partir de la dite rue actuelle.
   Le transfert qui précède est consenti gratuitement aux charges et conditions suivantes :
1.Le bien est abandonné en l’état où il est trouvé avec les servitudes actives et passives de toutes espèces y afférentes, sans garantie de la superficie indiquée, dont le plus ou le moins sera au profit ou à la perte de la dite association

2.Il est garanti libre de toutes charges hypothécaires
3.L’association en aura la jouissance à compter du présent jour
4.Elle devra continuer tout contrat d’assurance en cours contre l’incendie
5.Elle devra laisser le bien transféré affecté au but de l’association, déterminé sous l’article 3 des statuts
6.A fin d’exécution, domicile est 
I
élu au secrétariat communal de Braine-l’Alleud

     Le notaire soussigné, d’après les registres d’état civil, certifie tels qu’ils sont ci-dessus mentionnés, les nom,prénom,lieu et date de naissance du comparant ;
                                                            Dont acte :
Passé à Braine-l’Alleud, en l’étude ; en présence de Messieurs André Piret et Emile Jacqmin, demeurant tous les deux en cette commune, témoins
Lecture faite le comparant, l’acceptant, les témoins et le notaire ont signé.

G.VANHAM   J.GLIBERT   JACQMIN   André PIRET   A.GILLIS

Enregistré à Nivelles le vingt cinq août 1922, Vol475 f :o 58  e :c7  un rôle en renvoi
Le receveur  Servais »


         PREMIERE CONVENTION ENTRE LES FRERES MARISTES ET MONSIEUR LE DOYEN KETELBANT  DU 15 AVRIL 1903
 

 

 

Lettre de Monsieur le Doyen KETELBANT jointe aux contrats du 15 avril 1903, envoyés au Supérieur des Frères Maristes

              Mon Révérend Frère

               J’ai l’honneur de vous envoyer les deux contrats signés par moi ; si vous voulez y mettre l’engagement pour dix ans, la famille Vanham serait plus contente.

              J’espère que vous nous enverrez de bons instituteurs : permettez que j’insiste encore, ne vous en offensez pas, à cause de l’âpreté de la lutte scolaire dans notre commune, âpreté qui ne se manifeste pas par des actes, mais n’en existe pas moins et dont la base principale est l’excellence au point de vue matériel de l’instituteur en chef des écoles officielles et des instituteurs en général. 

              Comme vous le savez d’ailleurs bien vous-même, la première impression est redoutable, parce que c’est celle-là qui reste d’ordinaire ; en outre, l’apparition des Frères dans ces moments de persécution intense en France, va attirer énormément l’attention sur notre école et éveiller les suspicions et les calomnies, en excitant les mauvaises langues.

              Que Dieu nous bénisse tous ensemble, vous et moi et féconde nos efforts.

              Je ne doute pas que vos Frères soient heureux chez nous ; la population étant très respectueuse des prêtres et des religieux et conservent des anciens Frères qui ont enseigné ici pendant quelques années, le meilleur souvenir.

               Agréez, mon Révérend Frère, l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

                                                                                                   KETELBANT
                                                                                                    Curé-doyen

 

                                     Une classe de 1906 avec, entre autres : Victor Schooyans – André Vanham – Gaston Demaret
                                                                   Stanislas Clément – Georges Glibert qui tient l’ardoise